Notre histoire

Il y a un moment, chaque soir, où la maison change. La lumière baisse, le bruit tombe, et l'on cherche quelque chose qu'on ne sait pas toujours nommer. C'est ce moment-là que nous essayons de mettre en flacon.

Par la fumée

Le mot parfum vient du latin per fumum : « par la fumée ». Avant d'être un objet, une odeur était un feu.

Dans l'Égypte ancienne, on brûlait déjà la myrrhe et l'oliban — l'encens — dans les temples et lors des rites funéraires. Ces résines valaient parfois leur poids en or et voyageaient sur des milliers de kilomètres depuis la péninsule Arabique. On ne les brûlait pas pour sentir bon. On les brûlait pour marquer qu'un moment n'était pas comme les autres.

C'est peut-être la plus vieille idée de notre métier : une odeur sert à séparer le temps ordinaire du temps qu'on veut garder.

Le geste qui a tout changé

Pendant des siècles, on a su brûler les plantes, les macérer, les presser. Mais on ne savait pas en extraire l'âme.

C'est la distillation à la vapeur qui l'a permis — un procédé perfectionné vers l'an mille par le savant persan Ibn Sina, qu'on appelle Avicenne en Europe. Le principe n'a pas bougé depuis : on fait passer de la vapeur d'eau à travers les plantes, la vapeur emporte les molécules odorantes, on la refroidit, et l'huile se sépare de l'eau.

Mille ans plus tard, c'est encore exactement comme ça qu'on obtient un flacon de lavande.

Grasse

En Provence, à Grasse, on tannait le cuir. Les gants sentaient mauvais. Au XVIᵉ siècle, les tanneurs se sont mis à les parfumer — et se sont aperçus qu'ils étaient meilleurs parfumeurs que gantiers.

La ville est devenue la capitale mondiale du parfum. Autour d'elle, les champs de lavande, de jasmin, de rose de mai. Aujourd'hui encore, la lavande de Provence se coupe en juillet et en août, quand les rangs virent au violet et que l'air, à cinquante mètres, sent déjà le flacon.

Ce qu'il y a dans un flacon de 100 ml

Une huile essentielle n'est pas une dilution. C'est une concentration.

Il faut environ cent kilos de fleurs de lavande pour obtenir un litre d'huile essentielle. Pour la rose, on parle de plusieurs tonnes de pétales — cueillis à la main, avant le lever du soleil, parce que la chaleur du jour fait fuir le parfum.

C'est pour ça qu'on en met quelques gouttes, et pas davantage.

Pourquoi une odeur nous fait quelque chose

L'odorat est le seul de nos sens qui ne passe pas par le filtre habituel du cerveau. Les autres sont d'abord triés, analysés, mis en mots. L'odeur, elle, arrive presque directement dans les zones liées à la mémoire et aux émotions.

C'est pour cette raison qu'un parfum peut vous ramener à une pièce de votre enfance plus vite que n'importe quelle photo. Vous ne vous souvenez pas de l'odeur : vous vous souvenez par l'odeur.

Nous ne vendons donc pas vraiment du santal ou de la vanille. Nous vendons le raccourci le plus court entre une pièce et une sensation.

L'esprit Halo Maison

Il y a une heure précise que nous aimons : celle où l'on allume une petite lumière plutôt que le plafonnier.

Tout ce que nous faisons tourne autour d'elle. Un diffuseur en bois clair qui ne ressemble pas à un appareil. Une brume qu'on entend à peine. Une veilleuse qu'on règle sur la couleur qui va avec l'humeur du soir. Et dehors, une guirlande qui s'allume seule quand le jour tombe.

Le cocooning n'est pas un style de décoration. C'est une façon de finir la journée.

Ce que nos huiles ne sont pas

Nous préférons le dire nettement.

Nos huiles essentielles MAYJAM sont destinées à la diffusion d'ambiance — parfumer une pièce, rien d'autre. Elles ne s'ingèrent pas, ne s'appliquent pas sur la peau, et ne remplacent aucun traitement. Elles se tiennent hors de portée des enfants et des animaux.

Nous vendons une atmosphère. Pour tout le reste, il y a des médecins.